Perte du calame
J'ai perdu ma source d'inspiration
Mon encre est condamné à la soumission
Il m'est interdit d'écrire ces maux,
Je suis parolier sans mot.
Quoi de si beau que d'être libre,
Et avoir ce cœur sans peur qui ne vibre ?
Je m'attriste, je larmoie et je pleure,
Pourquoi mon pays n'a plus de valeur ?
Des années sans guide ni espoir
Succombé par l'oppression noire,
On vit sans vie, mais tout est sous contrôle
Comme s'ils jouaient bien leur rôle.
Connais-tu mon pays ? Faudrait pas.
Et surtout il n'existe même pas.
Juste il y a un peuple qui meurt
Qui chaque mandat, il pleure.
Comment expliquer cela sans la presse,
Si elle est condamnée à la détresse ?
Chut ! Ne dis rien, tu es mon esclave.
Mais ce n'est pas du tout grave.
Ce qui l'est, ce sont les revendications,
Dire que nos dirigeants sans action
Nous méprisent et nous malmènent.
Quelle misère ! Que la liberté nous revienne !
Kassime Nidhal, 18 Avril 2019.