𝐂𝐎𝐔𝐌𝐁𝐀 𝐆𝐀𝐖𝐋𝐎 𝐎𝐔 𝐋𝐀 𝐕𝐎𝐈𝐗 𝐃'𝐎𝐑



Coumba sunu Coumba, l'éblouissante reine
Gawlo la voix divine, attirante et sereine.
L'obéissante, l'artiste aux ailettes hyalines
À la dĂ©marche d'Ă©chassier, taille altiĂšre fine
Beauté Sahélienne à la noirceur unique
Sagittaire étoilée au sourire de lys éclos
Reine vainqueur dans l'arĂšne de la musique
Est la diva africaine, la reine Coumba Gawlo.

Gawlo la pieuse, la maitresse de l'éloquence
La déesse détentrice des chorégraphies
Patriote débordante de qualités et de talents
Plongeant les coeurs dans les extases divines.

PaupiÚres séraphiques, noir blanc immaculé du regard
Qui danse au rythme des flammes, bannit l'oeil hagard
Clignote entre l'indéfini et l'infini, voile les voiles du hasard.

Quand ta musique élÚve nos ùmes jusqu'à l'incandescence
Et, composée en syllabes bénies, dévoile la quintessence
Comme Jacques Prévert chantait l'amour, je hume l'essence
Et aux pagnes locaux polychromes, je fixe les ratures d'or
Couleur d'émeraude, les notes jouissives incolores.

Quand l'empleur de ta voix se perd dans l'infini,
Les ùmes qui se pùment défilent dans les aires de l'oubli
Et éclairent minuit l'ainé de la nuit qui séduit
Et abolissent les supplices, les mystÚres givrés de nuit.

Ô roseau nocturne, Ô voix exquise diurne
Au monde des anges, ta performance est Ă  la une
Au vote des plus célÚbres, ton nom a rempli les urnes
Accrochées dans l'embrasure de la lune taciturne.

        Ô Gloire parmi les ombres stellaires
Aux parfums lunaires en quĂȘte de lumiĂšres
Les anges se mirent dans ton coeur de temple
Et y célÚbrent ton auréole que je contemple.

Ta voix accouche de perles d'émotions sur mon coeur
Quand j'écoute Soweto, Pata Pata, Bine-Bine
Quand j'écoute les hymnes intérieurs de la guitare
Quand je sens ta mélodie caresser l'univers des arts,
Les sources sublimes oĂč se cueillent les Ă©tandards,
Les amours de nos mÚres, nos éternels remparts.

Quand je vois tes larmes suspendues au parfum des perles
Telles Kiné Lam, adjaratou Fatou Kiné Mbaye, je suis triste.
Quand je vois tes larmes couler devant tes princesses
Telles DiĂŽr, Coumba et Perle, je suis triste.
TrĂšs chĂšre Coumba, sois centenaire, heureuse grand-mĂšre !

Assane SOW, l'enchanteur des ùmes immaculées
Écrivain-poùte

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