Poème d'une femme ''morte''
Dédicace à la FJAD (Fondation des Jeunes Amazones pour le Développement) de la présidente Marie-Thérèse Bénédicta ALOAKINNOU
Car j'ai pu dans un coin de ces écrits ranger ma peur
Je serai trouée par mon mal
Si se termine ce poème sans pouvoir te dire, toi lecteur
La couleur et la profondeur du sentiment qui me dévaste
Je ne te parle point des douleurs
Sous lesquelles se meurt mon âme
Vois mes bras fendus, sang coulant de ma peau pareil à la sueur
Ma voix morte n'a plus droit aux échos
Vois ces sillons en nombre sur mon dos
Me croiras-tu chue sur un amas de lames
Car j'ai pu dans un coin de ces écrits ranger ma peur
Je serai trouée par mon mal
Si se termine ce poème sans pouvoir te dire, toi lecteur
La couleur et la profondeur du sentiment qui me dévaste
Vois la rougeur et le gonflement de mes yeux qui ne savent plus pleurer
Mon cœur ne chante quasiment pas !
Je supplie la clémence de l'animal avéré
Plus se sent-il éperonné qu'il me bat, m'abbat, en bas
J'ai fouillé vainement dans la nature l'air à respirer
Mon corps mou vidé de toute vigueur maintenant étalé
Car j'ai pu dans un coin de ces écrits ranger ma peur
Je serai trouée par mon mal
Si se termine ce poème sans pouvoir te dire, toi lecteur
La couleur et la profondeur du sentiment qui me dévaste
Luxueux déshonneur est de braiser son amour
Sous l'incandescence d'un four !
Honte aux animaux domestiques
Qui s'incarnent en des valeurs tyranniques
L'homme qui lève la main sur une femme brûle son toit
Et connaîtra le goût d'une vie dénuée d'émois
Car j'ai pu dans un coin de ces écrits ranger ma peur
Je serai trouée par mon mal
Si se termine ce poème sans pouvoir te dire, toi lecteur
La couleur et la profondeur du sentiment qui me dévaste
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