Heureusement, je sais nager
Après des gouttes de sueurs, de véritables gouttes d’eau
S’abattent sur Dakar, capital du pays des inondations.
Des heures de pluies et plusieurs quartiers gouttent les eaux.
On dirait des piscines publiques mises à notre disposition.
Ou plutôt un océan entre les murs de l’émergence.
Il suffit que le ciel pleure des larmes honorables.
Pour que Dakar et sa banlieue soit dans l’urgence.
Le transport terrassé par les embouteillages interminables.
À Dakar, après la pluie, c’est la natation.
Car submergé par l’eau de pluie colorée par la saleté.
On saute et sursaute puis on nage lamentablement.
La brasse ou le papillon, ça dépend de vous.
L’essentiel, c’est d’arriver chez vous
Mouiller, évidement comme un pain dans l’eau.
Peu importe la saveur ou la couleur de l’eau.
Le plus important, c’est savoir nager
Et heureusement, je sais nager.
Bassirou NDONG, Juriste en formation, poète et auteur, Dakar, le 22 juillet 2022
